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Pour le compte du ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sciences (OCW), Dialogic, en collaboration avec l'Institut de droit de l'information (IViR), a mené une étude sur les problèmes et les mesures incitatives possibles pour les productions musicales néerlandaises sur le marché en ligne. Cette étude fait suite à une motion de la Deuxième Chambre demandant d'examiner si une obligation d'investissement ou une taxe sur les services de streaming audio pourrait contribuer au soutien du secteur musical néerlandais.
Question de recherche et méthodologie
La question centrale de cette étude était:- Quels sont les problèmes existants sur le marché des services de musique en ligne qui pourraient entraîner un déséquilibre entre les revenus des créateurs de musique néerlandais et ceux des services de musique en ligne?
- Dans quelle mesure les productions musicales néerlandaises sont-elles moins visibles ou trouvables par rapport aux productions musicales internationales?
- Quelles mesures incitatives possibles, dans le cadre juridique européen, peuvent être imposées aux services de musique en ligne pour promouvoir les productions musicales néerlandaises?
- Comment ces mesures pourraient-elles impacter le marché plus large des services audio aux Pays-Bas?
Constatations
L'étude montre que le marché des services de musique en ligne est largement dominé par de grandes plateformes internationales telles que Spotify, YouTube Music et Apple Music. Les productions musicales néerlandaises sont en principe largement disponibles, mais leur visibilité est influencée par des algorithmes, des listes de lecture et les préférences des consommateurs. Les principaux problèmes sur le marché des services de musique en ligne sont :- Le problème le plus fréquemment mentionné dans le marché des services de musique en ligne concerne la répartition déséquilibrée des revenus des œuvres musicales, en particulier le déséquilibre entre les créateurs et les maisons de disques.
- Il n'est souvent pas clair comment les listes de lecture sont constituées par les plateformes, bien que ces listes soient cruciales pour la visibilité de l'artiste.
- La rétribution des redevances de licence par les plateformes de médias sociaux aux sociétés de gestion collective et/ou aux maisons de disques est souvent beaucoup plus faible que celle des plateformes de streaming, voire totalement absente.
- Un quatrième problème est la montée de la musique générée par IA. Plusieurs aspects entrent en jeu, tels que la mesure dans laquelle la musique générée par IA sur les plateformes de streaming entrave la musique des artistes "réels". De plus, il y a un manque de transparence autour de la manière dont l'IA est formée.
Mesures politiques possibles
Dans l'étude, nous proposons plusieurs mesures politiques pour renforcer la position des créateurs de musique néerlandais, notamment :- Amélioration de la situation financière des créateurs
- Augmentation de la visibilité et de la recherche des musiques néerlandaises
- Maîtrise de l'IA et des développements numériques
- Renforcement de l'industrie musicale néerlandaise


