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Depuis le 1er juin 2021, les startups innovantes peuvent plus facilement attirer des employés hors d'Europe essentiels à leur développement grâce à l'expérimentation du règlement de séjour pour le personnel essentiel des startups. Ce règlement vise le personnel crucial pour la progression des startups, soutenant ainsi la croissance de l'innovation et renforçant leur contribution à l'économie néerlandaise de la connaissance.
Dialogic a évalué cette expérimentation pour le compte du WODC. La question centrale de cette étude était : Dans quelle mesure le règlement de séjour pour le personnel essentiel des startups est-il efficace et efficient?
Pour répondre à cette question, nous avons interrogé des décideurs politiques et des responsables de la mise en œuvre du règlement, analysé des données sur les demandes et les demandeurs, ainsi que mené des entretiens avec des startups et des acteurs de l'écosystème des startups.
Nos recherches concluent que le règlement de séjour pour les talents hors de nos frontières fonctionne bien pour les entreprises qui en bénéficient. Les startups peuvent ainsi attirer des talents internationaux pour croître plus rapidement. Cependant, l'impact global sur l'économie néerlandaise reste limité pour le moment. Cela s'explique notamment par le manque de connaissance du règlement et par le fait que les startups considèrent la participation obligatoire des employés comme un obstacle majeur. De plus, la procédure de demande auprès des autorités est complexe et à environ 3 000 € par dossier, relativement coûteuse. Néanmoins, le règlement semble finalement pouvoir générer des recettes. Sur la base d'estimations de la croissance des startups, les recettes supplémentaires devraient compenser les coûts du règlement. Il est cependant à noter que cette croissance dépend de nombreux autres facteurs et que l'effet direct de cette réglementation spécifique n'est pas clairement démontrable.
À la lumière de ces conclusions, nous formulons quatre recommandations :
- Augmenter l'utilisation du règlement. Investir dans sa visibilité (communication ciblée via des canaux clés dans l'écosystème des startups) et simplifier la procédure de demande pour les startups. Réévaluer également la manière dont la participation des employés est exigée afin de rendre le règlement plus accessible, tout en conservant les objectifs politiques initiaux.
- Investir dans les capacités d'exécution. Assurer une capacité adéquate au sein des organismes d'exécution pour gérer une plus grande pression de demande et maintenir des délais courts. Cela évitera que les startups soient découragées par des retards.
- Explorer la possibilité d'une certification nationale pour les startups. Une telle certification (comme en Italie) pourrait alléger la charge administrative pour l'IND/RVO et les startups, réduire l'exigence lourde de participation des employés et accroître la connaissance du règlement.
- Opter pour une surveillance structurelle. Mettre en place une surveillance systématique pour mieux comprendre le fonctionnement et les effets du règlement. Cela renforcera la capacité d'apprentissage et permettra une orientation stratégique plus précise.


