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La consultation du nouveau projet de loi intitulé "Loi sur l'approche administrative des contenus pornographiques pour enfants en ligne", lancée le 16 février, a principalement suscité des réactions négatives de la part des fournisseurs d'accès. Il est notamment allégué qu'ils sont mis dans le même sac que les mauvais hébergeurs. Selon le projet de loi, les entreprises ICT aux Pays-Bas pourront bientôt être obligées de nettoyer leurs serveurs de contenus pornographiques pour enfants en ligne. Suite à un signalement de matériel pornographique impliquant des enfants, ils devront le supprimer de leurs serveurs dans les 24 heures. Une autorité indépendante surveillera cela. L'Autorité pour l'approche des contenus pornographiques pour enfants en ligne pourra contraindre les entreprises négligentes à coopérer en leur imposant une instruction contraignante ou une astreinte. En cas de non-respect persistant, l'autorité pourra finalement infliger une amende pouvant aller jusqu'à quatre pour cent du chiffre d'affaires de l'entreprise.
En 2019, nous avons mené une étude sur une autre possibilité de lutte contre les hébergeurs de contenu pornographique impliquant des enfants : la contrainte administrative. La contrainte administrative est l'action ultime qu'un organe de surveillance peut prendre dans le cadre du droit administratif, consistant à entreprendre lui-même des actions pour faire supprimer le contenu. Notre étude a révélé que la contrainte administrative est peu utilisable face aux mauvais hébergeurs qui utilisent des structures complexes pour passer sous le radar (hébergeurs à l'épreuve des balles). De plus, il pouvait y avoir des dommages collatéraux importants. Le ministre a donc finalement opté pour une astreinte.